L’église Notre-Dame de Foy

L’église Notre-Dame de Foy de Coutiches est un repère incontournable sur la route reliant Douai à Orchies.

Son histoire, relativement récente, contraste avec celle de la commune, dont les origines remontent à l’Antiquité. Des ateliers de céramiques gallo-romains ont été découverts lors de fouilles archéologiques.

Une première église est attestée avant le XIIe siècle. Elle dépendait alors de l’abbaye de Marchiennes, elle-même rattachée au diocèse d’Arras. Ce dernier fit don de l’église de Coutiches à l’abbaye de Bourbourg au XIIe siècle.

De cet édifice il ne subsiste rien mais une illustration datant de 1607, conservée dans les albums de Croÿ, en offre un aperçu. Au cœur du bourg se détache la longue flèche d’une église à deux nefs. On y distingue également, au loin, la chapelle des Fièvres.

Les sources indiquent que l’église était déjà dédiée à Notre-Dame lorsque, au XVIIe siècle, le curé Blauwart, y ajouta la mention « De Foy », en hommage à l’important et récent pèlerinage belge portant ce nom.

Lors de la Révolution Française l’église fut vendue comme bien national à un douaisien, qui la fit entièrement démolir pour en récupérer les matériaux.  

Il faut attendre 1823 pour qu’un nouvel édifice soit construit par l’architecte local Bonlet, installé à Douai. L’église est édifiée en briques dans un total style néo-roman. Une nouvelle flèche est ajoutée en 1855 par l’architecte Louis Colbrant.  

Le calvaire

Édifié entre 1758 et 1760, ce monument se distingue dans la région par sa grandeur et sa double vocation : chapelle et calvaire.

Au cœur de l'ensemble, une vaste chapelle, appelée "grotte" abrite un autel surmonté d'une émouvante Pietà, représentant la Vierge Marie tenant sur ses genoux son fils Jésus-Christ au moment de la descente de croix.

Au dessus, la croix du calvaire s'élève majestueusement sur un tertre de 7 mètres de haut, recouvrant la chapelle de terre et offrant un lieu chargé de spiritualité et d'histoire.

La Chapelle Notre-Dame des Fièvres

A l'origine, ce lieu était connu pour sa source, située dans un sol sableux, que l'on disait miraculeuse car elle guérissait les fièvres.

La chapelle d'autrefois était une rotonde avec un portique et un petit clocheton. En son centre, une fontaine permettait aux pèlerins de puiser l'eau.

Détruite pendant la Révolution, il ne resta que le chœur, qui s'effondra à son tour. Un simple oratoire fut alors construit pour abriter une statue de la Vierge.

De nos jours, chaque troisième dimanche de septembre, les pèlerins continuent de venir rendre hommage à Notre-Dame des Fièvres, gardienne de ce lieu historique.

La Chapelle Notre-Dame-de-Foy

Construite vers 1952 contre un blockhaus de la Première Guerre mondiale, cette chapelle est dédiée à la Vierge belge du village de Foy, invoquée ici pour encourager les vocations sacerdotales (ou "appel sacré").

Elle honore également les prêtres originaires de la paroisse, dont les noms sont gravés sur une plaque de marbre blanc.

La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes

Cette chapelle, adossée à un fournil, date de 1891. La famille Dubus l'érigea dans l'entrée de sa propriété pour remercier la Vierge. La fermière qui implora Notre-Dame-de-Lourdes, retrouva la santé suite à une grave opération. Le four à pain du XIXe siècle fonctionna jusqu’en 1946.

ANECDOTE :
La santé de madame Dubus nécessitait une intervention chirurgicale risquée. Sa famille fit le vœu d’édifier une chapelle si la malade guérissait. Le praticien réussit l’opération à domicile, selon les usages de l’époque, sur la table de cuisine et avec du chloroforme ! Respectant leur parole et en remerciement à Notre-Dame-de-Lourdes, les Dubus firent construire la chapelle.

La Chapelle de Notre-Dame-du-Mont-Carmel

Plongez dans l’histoire singulière de la chapelle du Mont-Carmel, nichée dans un cadre bucolique empreint de mystère et de dévotion.

Tout commence vers 1249, lorsqu’Ermentrude, censière de la ferme des Camps, érige une première chapelle au design original, en forme de cul-de-four, rappelant l’intérieur arrondi des anciens fours à pain. Bien qu’elle ait disparu au fil des siècles, une statuette dans un arbre voisin en conservait encore le souvenir au XIXe siècle.

En 1850, le curé Galtier de Calmayrac décide de raviver la mémoire de cet édifice en construisant une nouvelle chapelle, dédiée à la Vierge du Mont-Carmel, une figure originaire de la région d’Haïfa, en Israël. Si les raisons précises de cette dédicace restent floues, la chapelle continue de rayonner son charme spirituel.

Aujourd’hui, la chapelle s’inscrit dans le décor du Haras de Mont-Carmel, un centre équestre situé à l’ancienne ferme des Camps. Cette harmonie entre histoire et équitation rend le lieu aussi fascinant pour les amateurs de patrimoine que pour les passionnés de chevaux.

Le château de l’Annay

Découvrez la figure marquante de l’histoire de Coutiches : Camille Galtier de Calmayrac, un homme de foi au caractère bien trempé. Issu de la petite noblesse et fils de militaire, il fut nommé curé de la paroisse de Coutiches où il laissa une empreinte durable.

Dès son arrivée, il jugea le presbytère de 1778 indigne de son rang et fit édifier une imposante demeure à l’écart du village. Curé autoritaire, il gérait sa paroisse avec rigueur et détermination. Sous son impulsion, la chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel fut construite, et le Calvaire fut rénové, deux témoignages encore visibles de son action dévouée.

Aujourd’hui, son histoire perdure, notamment par sa sépulture située au cimetière de Coutiches. Une figure historique incontournable pour les passionnés de patrimoine et d’histoire locale.

Château de Pintignies

A l’origine, ce château était une ferme seigneuriale qui dépendait de l’abbaye de Flines. Ce lieu a traversé les tumultes de l'histoire, notamment lors de la conquête de la Flandre par Louis XIV, où la guerre causa de nombreux dégâts. 

Après les combats, Louis XIV lui-même séjourna sur place les 24 ou 25 juillet 1667, dormant, selon la légende, au milieu de ses soldats dans son carrosse. 

La ferme fut ensuite remplacée par des maisons de maître aux toits à la Mansart du nom de l'architecte qui créa les combles brisés. Plusieurs familles s'y succédèrent, la famille Dennetière qui élevaient des chevaux de course puis la famille Hoffman, les exploitants des sablières. 

Aujourd’hui ce château est devenu « Le Jardin des Bois » tenu par Marion Chevillote, productrice de légumes bio. Ingénieur en agroalimentaire, elle y pratique la permaculture, agriculture respectueuse de l’environnement et des spécificités écologiques. 

Les Châteaux Dennetière

Situées au fond d'une cour majestueuse et surplombant la grille d’entrée, les Châteaux Dennetière offrent un charme singulier. Cette maison de maître, avec son allure de petit château, était autrefois accompagnée d’une seconde habitation, construite pour les parents, reflétant un style de vie familial d’une autre époque.

Cependant, l’histoire de la ferme-château a été marquée par une tragédie : elle fut incendiée en 1918 par les Allemands qui l’occupaient pendant la guerre.

Autrefois, l'imposant bâtiment bordant la rue offrait tout le confort de l’époque : des caves spacieuses, de grandes chambres au rez-de-chaussée, une salle de bain lumineuse avec balcon à l’étage et même d'immenses réservoirs à eau de pluie dans le grenier.

Transmise de génération en génération dans la famille Dennetière, la propriété a finalement été vendue dans les années 1980, marquant la fin de son lien avec le monde agricole. Aujourd'hui, ces bâtisses pleines de caractère continuent de raconter leur histoire à travers leur architecture et leur charme d'antan.

La gare et le chemin du pont de fer

Située sur l’ancienne ligne de chemin de fer reliant Orchies à Douai, la halte de Coutiches a vu le jour en 1879. Elle accueillait les voyageurs jusqu’en 1939, avant de se spécialiser dans le transport de marchandises, avec des trains circulant quotidiennement jusqu’aux années 1960. La ligne a été définitivement fermée le 1er mars 1980.

Juste à côté, sur la place, se tenait autrefois la ducasse du Molinel, un événement festif populaire qui animait autrefois le village. Une page d’histoire locale qui témoigne du passé de Coutiches !